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 Pour faire appliquer la loi anti-grève par les syndicats, le

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polo2001



Nombre de messages : 32
Date d'inscription : 29/07/2007

MessageSujet: Pour faire appliquer la loi anti-grève par les syndicats, le   Lun 8 Oct - 18:57

Des informations que tous les syndicats et militants ouvriers devraient connaître et diffuser
octobre 7th, 2007 by http://droitdegreve.wordpress.com/

Pour faire appliquer la loi anti-grève par les syndicats, les “négociations” tentent de se mettre en place. Laborieusement.

Fin
septembre une première série de réunions ont eu lieu,
patronat-syndicats, sous l’égide du ministère des transports.
Soulignons ce cadre : des “négociations” sous l’égide du ministère,
pour appliquer sa politique. Il fut un temps où on aurait appelé cela
la “corporation nationale du transport” … Le but est bien d’intégrer
les syndicats de la base au sommet pour en faire autre chose que des
syndicats : voila ce que Sarkozy appelle des “syndicats forts” !

Une
remarque importante s’impose. Très peu de personnes sont au courant des
ces “négociations”. Il faut recouper ce que tel ou tel camarade a
entendu avec des recherches sur Internet pour restituer avec quelque
vraisemblance le fil des évènements rapporté ci-dessous. La raison
s’impose d’elle-même : ce qui vise à tromper n’aime pas la lumière.
Mais ce serait aux fédérations syndicales concernées à tout publier,
notamment d’ailleurs à celles d’entre elles qui, on va le voir,
semblent ne pas vouloir s’engager plus avant dans cette dangereuse
aventure. Cette absence de publicité et de transparence n’aurait-elle
pas pour cause le fait que si les travailleurs savent, alors de telles
“négociations” sont impossibles ?

Pourquoi ne pas appeler à la
grève le 18 octobre en rapportant ce qui a commencé à se passer, pour
que cela s’arrête : donc en mettant au centre du regroupement du
salariat, à coté de la défense des régimes de retraites par répartition
par le retour aux 37,5 annuités pour tous, l’abrogation de la loi
anti-grève dans les transports terrestres ?

Donc, le mardi 25
septembre, a eu lieu une première réunion entre les syndicats et la
FNTV (Fédération Nationale des Transports de Voyageurs, patronat des
cars interurbains et des transports scolaires), première “négociation”
donc, dans le cadre de la loi anti-grève et pour l’appliquer, ainsi
qu’elle l’indique. Cette “négociation” s’est divisée en deux réunions,
l’une sur les transports scolaires, l’autre sur les transports
interurbains.

La réunion sur les transports scolaires a tourné
court : tous les syndicats sont partis. Gérard Appruzese, secrétaire de
la fédération FO des transports, a déclaré : Pourquoi discuter de
règles déjà écrites et qui seront de toutes façons appliquées à partir
du 1°janvier 2008 ?”

Pourquoi, en effet ? La question pour
laquelle tout syndicaliste indépendant est au pied du mur, c’est
précisément d’empêcher l’application de ces règles anti-ouvrières et
anti-démocratiques.

A la réunion sur les transports interurbains
(secteur routier de voyageurs), la fédération CGT des Transports (qui
regroupe 6 branches : transport urbain, transport aérien, transport
routier avec marchandises, voyageurs, convoyeurs de fonds,
ambulanciers, déménagement, logistique, coursiers, grande remise) a
fait une déclaration préalable :
” … les déclarations du Président
de la République qui viennent se rajouter au vote de la loi dite de
service minimum sur laquelle nous allons revenir, sont de véritables
déclarations de guerre contre les salariés de ce pays.”

Mais elle poursuit ainsi :
“La première réponse est d’être présents partout où les salariés sont visés et donc en premier lieu aujourd’hui, ici même.”

.. tout en affirmant :
“Le droit de grève obtenu est un droit fondamental pour chaque salarié. Ce n’est pas négociable.”

Mais
dans cette “négociation”, de quoi est-il question, sinon d’appliquer la
loi anti-grève ? La fédération CGT des Transports poursuit en
expliquant qu’elle espère qu’un accord se dégagera avec le patronat
pour parler ensemble de l’amélioration du service public, “même si cela
prend le contre-pied” de la loi anti-grève qui fixe le cadre de la dite
négociation, indique ce qui doit être signé et annonce par avance que
de toute façon cela s’appliquera au 1° janvier. Qui s’agit-il ici de
convaincre ?

FO,le syndicat autonome FNCR et la CFDT ont quitté
la réunion. La fédération FO a fait savoir que son mandat était “de
refuser de participer à une négociation qui aurait pour but de
transposer dans ces secteurs une loi rejetée par toutes les
organisations syndicales.” En toute logique, cette position claire
devrait faire que FO ne participe plus aux dites “négociations”. Mais
la CGT est restée est rendez-vous était pris pour le 4 octobre, CGT,
CFTC et CGC s’engageant à venir. Les représentants patronaux ont
déclaré que ceux qui partaient “ne respectent pas la démocratie”. Ben
voyons !

Le jeudi 27 septembre, l’UTP (Union des Transports
Publics, patronat des transports urbains des villes de province) se
rencontrait sur le même sujet avec les fédérations, sous l’égide du
Ministère des transports.

FO est venue pour déclarer qu’elle ne souhaitait pas négocier l’application de la loi, et est partie.

La
CGT a lu la même déclaration que deux jours avant, et est partie après
FO, déclarant ensuite à l’AFP qu’elle ne veut pas se fermer au
“dialogue social”, donc qu’elle va revenir …

La CFDT a expliqué
que dans les transports urbains, le patronat est “moins dur” que dans
les transports interurbains, et donc que là, elle resterait pour
“négocier”.

La CFTC a déclaré qu’elle resterait pour “atténuer ce qu’il y a de coercitif dans la loi” (? ! ).

L’UNSA
s’est félicitée d’être là : en effet, le ministère du travail a reconnu
la représentativité de l’UNSA dans la branche une semaine avant …

Les
patrons de l’UTP ont estimé que tout cela était de bon augure et que
dans les 15 jours les choses se concrétiseraient, et qu’eux allaient
faire un effort pour la “confidentialité” des déclarations imposées aux
futurs grévistes dans la loi 48 heures à l’avance (c’est très
rassurant, ça vaut le secret de la confession : le patron sait que vous
vous êtes “déclaré” grévistes et il assure la “confidentialité” de la
chose !!! ) et a promis une amélioration des moyens attribués aux
organisations syndicales.

Remarquable promesse, qui signifie en
clair : si vous marchez droit, et surtout si vous nous aidez à faire
marcher droit les salariés, on va vous payer ! (Une pensée pour M.
Gautier-Sauvagnac …).

Notons d’autre part que cette
“négociation” aux termes de la loi porte sur le “dialogue social”,
c’est-à-dire surtout sur le préavis du préavis prévu par la loi, qui
allonge à 12 jours la durée réelle d’un préavis de grève. En toute
rigueur juridique, elle ne devrait pas porter sur la mise en place du
soi-disant “service minimum” dont relève la “déclaration” des grévistes
48 heures à l’avance, laquelle devrait être imposée à partir du 1°
janvier suite à des pseudo “négociations” entre les autorités
organisatrices de transports (conseils régionaux et généraux, non
seulement pour la SNCF mais aussi pour les transports par car
interurbains et urbains, ces derniers concernant aussi des
municipalités et surtout des Communautés d’agglomération). Mais l’on
voit que les patrons ne sont pas aussi respectueux des formes et
“discutent” de tout quand il s’agit de leurs intérêts.

Sans
doute aussi sont-ils inquiets sur l’état d’esprit des représentants
syndicaux au niveau local, plus proches ou plus soumis à l’influence de
leurs camarades de travail. Aussi cherchent-ils à verrouiller dés le
stade de la “négociation de branche” de crainte que localement, ça ne
suive pas. On mesure là la profondeur d’une “revendication” exprimée
par la confédération CGT au lendemain de la validation de la loi
anti-grève par le Conseil constitutionnel, fin août : que les
“négociations” aient lieu au niveau des branches transports et pas par
entreprises ! La vraie revendication, c’est qu’il n’y a rien ici à
négocier !

Suite de ce feuilleton que l’on ne raconte pas aux
travailleurs : le jeudi 4 octobre, nouvelle rencontre syndicats-FNTV
sur les transports interurbains, faisant suite à celle du 25 septembre.
FO comme annoncé ne vient pas, la CFDT et la FNCR boycottent la
réunion. CFTC, CGC et CGT sont là. La présence décisive comme caution à
la mise en oeuvre de l’application de la loi est bien entendu celle de
la CGT, la première centrale ouvrière.

La fédération CGT déclare
qu’elle vient dans un esprit “constructif et offensif” pour aller vers
une “vraie modernisation de la démocratie sociale dans ce secteur
d’activité” et déplore que les Autorités organisatrices de transports
ne soient pas tout de suite associées à la “négociation”. Cette
position est présentée comme pouvant favoriser la prise en compte des
“critères sociaux et environnementaux dans les marchés publics”.
Position surprenante en vérité, puisque cela revient à demander de
décider tout de suite, avec les patrons et avec les Conseils régionaux
et généraux, des modalités d’application de la loi anti-grève. Position
qui survient alors que dans une réunion de l’ARF (Association des
Régions de France, regroupant les Conseils régionaux, tous à gauche et
à présidences PS depuis 2004 sauf la Corse et l’Alsace) les
vice-présidents communistes ont déclaré sur le “service minimum” qu’ils
“ne souhaitent pas que les Régions soient le fer de lance de cette
nouvelle réforme” et que, en somme, l’Etat ne doit pas faire faire le
sale boulot par les Régions. Nul doute qu’un refus des exécutifs
régionaux qui ont été élus en 2004 non pour appliquer, mais pour
s’opposer, à la politique des gouvernements de droite, serait un
puissant point d’appui pour bloquer la loi anti-grève et aider les
salariés. La proposition faite par la fédération CGT des transports,
qu’elle qu’en aient été les intentions, à la réunion du 4 octobre,
revient au contraire à exiger l’implication des Régions dans
l’application de la loi !

Cependant, les patrons de la FNTV
remettent un document. La CGT constate que “celui-ci ne reprend que les
dispositifs de la loi visant à encadrer et à réduire le droit de grève,
oubliant totalement le principe d’amélioration du dialogue social.”
Evidemment ! Quand au “dialogue social”, son sens réel, c’est
l’application des lois anti-ouvrières par les syndicats. Il n’y en a
pas d’autre. La fédération CGT va jusqu’à feindre la surprise en
constatant que “la FNTV [branche du MEDEF] s’aligne sur le
gouvernement” !

Au terme de ces palinodies, une chose importante a lieu : la CGT part en déclarant :
“La
CGT refuse de s’inscrire dans une pseudo “négociation” qui vise à
remettre en cause le droit d’expression des salariés que constitue la
grève.”

Résumons.

Après quinze jours de début des
“négociations” pour appliquer la loi anti-grève, la CGT a rompu les
négociations dans les transports interurbains, ainsi que la CFDT et la
FNCR, FO ne participe plus à aucune “négociations”, et aucun syndicat
de salariés ne participe aux “négociations” dans les transports
scolaires. Tout cela se déroule dans une grande discrétion, et permet
pourtant de mesurer la pression de la base des syndicats, qui
appartiennent aux travailleurs et pas aux gouvernants et aux patrons.

Ils ne nous enlèveront pas nos syndicats comme ça !

Rupture de toutes les pseudo “négociations” !

En octobre, celles-ci devraient démarrer dans le maillon clef : la SNCF.

Aucune
négociation à la SNCF : N’y allez pas et tous ensemble dans la grève le
18 octobre, entraînant les salariés des autres branches, pour notre
cause commune qui contient la défense du régime de retraite des
cheminots :


ABROGATION DE LA LOI ANTI-GREVE DANS LES TRANSPORTS TERRESTRES.

DEFENSE DES REGIMES DE RETRAITE PAR REPARTITION PAR LE RETOUR AUX 37,5 ANNUITES POUR TOUS.

C’est
ainsi que, contre la dispersion branches par branches, contre les
pseudo “négociations” sur les retraites, sur le marché du travail, sur
toutes les contre-réformes de Sarkozy, nous préparerons la
contre-attaque de toute la classe des salariés, pour défaire Sarkozy.
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